Je ne pense pas souvent à la mort, non, pas souvent. C'est que notre vie est tellement remplie, tous les jours le travail, les amis le week end, les maladies du petit, les tracas au boulot, que
je n'y pense pas.
Aux défunts que j'ai aimés, oui, mais à la mort en elle-même, non.
C'est même plutôt elle qui se rappelle à mon bon souvenir. Et ce, de façon souvent très soudaine.
J'ai donc appris le décès de mon oncle, lundi dernier, d'un message sur mon répondeur, alors que j'attendais que des docs sortent de l'imprimante du boulot.
ça faisait longtemps que notre famille n'avait pas été touchée par un décès, donc ça m'a fait bizarre. Alors, départ aux Sables d'Olonne.
C'est con à dire, mais quand une personne meurt, j'aime bien (si je puis dire) aller la voir dans la chambre funéraire, lui dire au revoir, la toucher. Comme ça, ça m'aide aussi à réaliser que la
personne est bien morte.
Me voilà donc partie le jeudi soir, à 20 heures, au funérarium voir mon oncle.
J'ouvre la porte de la chambre funéraire. Eclairage tamisé, musique classique très bas. Le cercueil est au fond de la chambre. Je ferme la porte. C'est la première fois que je me trouve dans une
pièce, seule avec un mort. Je m'approche, il semble dormir, j'ai envie de lui dire de se réveiller. Je le touche, il est gelé. Je l'embrasse. Une dernière fois. Je lui parle, ayant conscience
d'être ridicule ; je l'imagine qui bouge, ouvre les yeux, mais non.
Face à la mort. Merde alors, ça m'a fait tout drôle.
La mort est la seule chose devant laquelle nous sommes tous égaux.
Tizel
Bienvenue à toi Tizel ! ça fait plaisir de voir qu'on lit encore mon blog (je ne pensais pas !)...
j'ai jamais vu un mort de près alors !
Tu semble encore le mettre à jour régulièrement.
Tizel
Tizel