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Tiens, avec le sketch de Florence Foresti, j'ai repensé à mon accouchement ( une horreur
) et j'ai retrouvé mon tout premier article que j'avais écrit dans Ladies Room. Du coup, hop je le ressors ! Je l'avais écrit car j'étais encore sous le choc. ça m'avait fait du
bien d'écrire, de décrire ce traumatisme (non je n'exagère pas ! )
Donc, Lost in Maternité
( écrit le 3/12/2007)
Mes copines m’avaient prévenue : « tu verras, pour l’instant tu te fais bichonner car tu es enceinte et dès la naissance du bébé, il n’y en aura que pour
lui ! » Je souriais mais n’imaginais pas combien c’était vrai ! Après la naissance, tout le monde n’avait d’yeux que pour le bébé, et ce que je ressentais, etc, il n’y
avait guère que mon ami qui s’en préoccupait ! C’est la première fois que j’écris un article, mais je voulais parler de cet événement qui nous a marqués mon ami et moi, et partager mon expérience
avec d’autres femmes, avoir vos avis, vos expériences aussi de l’accouchement.
Une grossesse qui s’est bien déroulée, des cours de préparations à l’accouchement très intéressants qui ont dédramatisé la chose (« l’épisiotomie ?? oh ça picote un peu », “les forceps, c’est plus impressionnant qu’autre chose!”etc)…C’était donc sereine que j’attendais fin octobre les fameuses contractions de travail dont on me parlait tant ! J’avais hâte d’accoucher même : gros bébé, torture de faire ses lacets et de monter des escaliers, organes écrasés, etc …
C’est un mardi soir, après un resto, que j’ai ressenti les 1ères contractions. Ou plutôt un vague mal de ventre très lointain (ce sont des contractions ou mes intestins qui font la fête ?) bon, cool, je m’endors tranquillement (on m’avait bien dit d’attendre longtemps à la maison) oui mais voilà, à 4 heures du matin, je suis réveillée par des pertes de sang très abondantes => départ imminent à la maternité ! Chronique d’un accouchement…
4h30 : arrivée à la maternité : on me met dans une salle sous monitoring, analyses de sang, etc..
5h : échographie
5h30 : résultat : trop d’albumine, hypertension, peu de liquide amniotique : on me garde ! on me met dans une chambre, à attendre. J’essaie de dormir. Je perds toujours du sang, de temps en temps maintenant.
9 heures : entrée en salle d’accouchement. On me met sous monitoring, sous perfusion pour accélérer les contractions, les jambes sur des étriers. Interdiction de manger/boire/se lever. Mon ami s’assoit près de moi. Les contractions sont de plus en plus douloureuses.
13 heures : on perce ma poche des eaux. La douleur est plus vive ! bébé est gros et ne veut pas descendre. Il faut donc que je fasse des exercices avec un ballon/ou à 4 pattes pendant 20 minutes pour l’aider à trouver le passage.
15 heures : je n’en peux plus ! ça fait trop mal ;on fait venir un anesthésiste. Et là pendant 2 heures, le top ! absence totale de douleur !
17 heures : la douleur revient de plus belle, les dosettes de péridurales n’atténuent pas grand-chose. Je dois continuer à « faire descendre » bébé. Défilé de sage-femmes / gynéco et autre pour estimer l’ouverture du col…il faut mettre sa pudeur de côté. Les contractions sont de plus en plus rapprochées/douloureuses.
21h30 : début des poussées. Je ressens tout dans le côté gauche. Bébé ne descend pas.
22 h 10: arrivée de 4 personnes, dont le gynéco muni de pinces…des forceps !
22 h24 : naissance de Clément…douleur affreuse…j’hurle. Mon compagnon assiste, impuissant et frustré de ne pas pouvoir m’aider.
1 heure : départ pour la chambre avec la pensée “je ne pourrai jamais avoir un 2ème enfant! “…
Cet accouchement est sans doute banal, et je sais qu’il y en a des bien pires (combien de fois on m’a dit que je devrais m’estimer heureuse d’avoir évité la césarienne!) mais il m’a valu un bon baby-blues dans les jours qui ont suivi - la nuit j’étais hantée par l’image du gynéco avec les forceps, je pleurais dès que j’en parlais, etc. -, et je ne parle pas de “l’après”, sang, épisiotomie, hémorroïdes et j’en passe! Cette journée a été la plus longue de ma vie…Pas toujours facile d’être une femme ! Et contrairement à ce qu’on dit, un accouchement ça ne s’oublie pas comme ça…pour ma part en tous cas.
J'ai été tagguée par Marie-Georges
Profonde !! C'est un tag très intéressant, qui concerne la lecture. ça tombe bien, j'adore lire, j'ai toujours besoin d'avoir un livre en cours.Alors, au début, toute en joie, j'ai voulu écrire la page 123 de l'un des mes livres préférés d'Amélie Nothomb ( que j'adore) "Cosmétique de l'ennemi". Mais, cette page là révèle la clé de toute l'intrigue, donc j'ai laissé tombé.
Hygiène de l'Assassin ? non. Le livre de Katerine ? y a pas de numéro ! " je voudrais pas crever" de Boris Vian ? pas assez de pages.
Comme dit si bien Marie-Georges, les pages 123 de nos livres préférés ne sont pas les meilleures...
Après avoir feuilleté des livres, dont les pages 123 ne me satisfaisaient pas, j'ai laissé tombé la littérature, et j'ai choisi un livre qui m'a beaucoup fait rire cet été.
" Il y a deux types de séries de l'été à la télévision : celles où Anny Dupérey est mariée à Bernard Lecoq et tombe amoureuse d' un adolescent copain de son fils, ou alors
celle où Brigitte Fossey, mariée à Patrick Chesnais se bat pour préserver le château provençal légué par ses parents de l'appétit féroce de promoteurs sans scrupules qui veulent le
démolir pour construire à la place un complexe touristique.
Dans les deux cas, ça se passe dans le Lubéron. Dans les deux cas, les héroines roulent en Jeep Cherokee.
Mais il y a très peu d'extérieurs, car comme c'est tourné par la SFP, l'essentiel des scènes se déroule lors de dîners sur la terrasse où Annie Duperey et Brigitte Fossey racontent
l'intrigue en servant des salades composées à des familles décomposées.
Au niveau du budget, c'est intéressant : au lieu de tourner l'action, on la fait raconter..."
Guy Carlier, Splendeurs et misères du petit écran, éditions Pocket, 2001.
Voilou. Alors je taggue :
1.Britbrit
2. Psestos
3.Sandrine
4. Plume Vive.
Clément va mieux
(merci les piqûres) , et nous aussi ! On est juste énervés que Clément ait passé 4 jours à souffrir à cause du non-effet du médoc.
Encore une fois, merci à vous !
Pour vos commentaires, vos conseils, vos encouragements, vos compliments ! ça m'a bien réconfortée, lorsque je restais à la maison avec Clément qui souffrait. C'est important.
Je crois (enfin, j'espère) que la mauvaisse passe est finie et qu'on va repartir du bon pied.
Je vous embrasse bien fort (enfin, virtuellement !)
Et pour se changer les idées, une vidéo... (c'est du vu et revu mais ça me fait toujours rire...)
Alors, je sais pourquoi Clément a encore de la
fièvre. Et la tristesse est maintenant remplacée par la colère ! Je t'explique (tu me dis, hein, si je te bassine avec mes histoires.)
En avril, Clément a eu une otite avec fièvre. J'ai donc vu Dr S. qui lui a prescrit un médoc X. Mais Clément ne l'a pas supporté et avait diarrhée sur diarrhée.
Juin . 2ème otite, j'ai vu la pédiatre Dr M. qui m'a prescrit un médoc Y. Alors là, nickel, en 2 jours la fièvre était retombée.
Septembre, 3ème otite : vendredi, je me rends donc chez Dr S., vu que tous les autres n'étaient pas dispo. C'est simple : quand y a une urgence, Dr S. est toujours disponible :
elle n'a pas grand-monde et j'ai compris, maintenant, pourquoi.
Donc, je lui dis que Clément n'a pas supporté le médoc X, et que par contre, le médoc Y a été nickel. Eh bien, non, par fierté ou je ne sais quoi, elle en a prescrit un autre
!
Bon, hier comme tu le sais, toujours de la fièvre : je retourne voir Dr S. qui me dit que ce n'est rien, c'est normal,etc.
Ce matin, alarmée par le coup de fil de ma mère, je fais venir un médecin chez moi. Il me demande si j'ai vu la même personne vendredi et lundi, et a dit " c'est pas possible elle n'a rien fait
?" . Il m'envoie en urgence chez un ORL, qui aspire le pus et le sang dans les 2 oreilles de Clément (un merveilleux moment)
Et là tombe le verdict : le médoc ne fait aucun effet sur lui. Total : piqûres d'antibiotiques jusqu'à jeudi par une infirmière.
Donc tu vois, ceci explique cela.
Ok, Dr S. ne pouvait pas savoir que l'antibiotique ne ferait pas d'effet sur Clément, mais hier elle aurait dû s'alarmer, non ?
Donc, tous ensemble : merci Dr S...
...le mot est peut-être un peu fort, mais j'ai craqué.
Aujourd'hui, je reste chez moi ! Mais
non, pas parce que j'ai eu un week end trop arrosé...( dans ce cas-là, j'assume ! difficilement - en m'envoyant une canette de Coca et 10 cafés dans le cornet le matin - mais j'assume !)
Non, je reste à la maison car Clément a une double otite (comment ça encore ??) Opf ça fait juste la 3ème otite - avec fièvre, car sinon il a juste les tympans inflammés -
depuis avril !!
Mais bon, on m'a dit que c'est normal, les bébés ont tous des maladies, etc, blablabla.
ça fait bizarre de rester à la maison sans que je sois malade ou que j'aie pris genre un vendredi parce que je voulais être en week end plus tôt...
Bon je résume la situation : Jeudi soir il avait 38°5 de fièvre. Vendredi 38°5. Je le mets quand même à la crèche, qui l'accepte in
extremis. Dans la matinée la crèche m'appelle : " il a 39°8 !"
Donc médecin, pharmacie, etc...
Et donc depuis vendredi soir, je suis à la maison pour rester avec lui. Clément est évidemment tout mou et gémit continuellement, tu penses bien. Il a malgré tout des regains d'énergie dans la
demi-heure qui suit le suppo de Doliprane !
J'ai passé le week end à le dorloter, me disant que lundi il sera sur pied ! Suppos, températures à retenir pour pouvoir les dire à ma
mère/à ma belle-mère qui appellent régulièrement...le faire boire, essayer de le faire manger, etc.
Ce matin, entre 2 heures et 5 heures, il s'est réveillé toutes les heures ( oui c'est sympa, hein !) Ces heures correspondaient à la fin de l'effet Doliprane.
Et donc à 5 heures ce matin : 39.3 de fièvre !!
AH non, ce n'est pas possible ! ça devrait tomber...
Bon, vais revoir le médecin, moi...